« Culture chez vous », les livres à (re)découvrir cet été

« Culture chez vous », les livres à (re)découvrir cet été

10 juillet 2020

Liste des livres qu’on pourrait emporter cet été sur la Plage (et ailleurs !)

 

Un seul critère pour la « playlist » de l’été : le pur plaisir de la lecture et l’efficacité du divertissement.

Si la tentation d’aller débusquer des lectures qui font « réfléchir » est toutefois trop forte, n’oubliez pas que le thème de l’épreuve de Culture Générale des concours des Ecoles de Commerce 2020 est : « L’Animal ». De nombreux textes à cette occasion sont réédités. Par exemple :

  • Le silence des bêtes. La philosophie à l’épreuve de l’animalité de E. de Fontenay. Le tour du sujet ! Exhaustif donc et très précis.
  • Le Singe en nous de F. de Waal. Une série d’anecdotes qui nous rapprochent des Grands Singes (apes) et nous différencient des petits (monkeys).

Pour son sens de l’autodérision, on n’oublie pas, malgré le pitoyable jeu de mots sur le titre (mais c’est délibérément affligeant) : Kant tu ne sais plus quoi faire, il te reste la philo de Marie Robert.

 

Passons désormais aux choses sérieuses…

 

Côté polar, une très belle découverte : Les sept morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton. Vraiment jubilatoire.

Voici comment l’éditeur présente l’ouvrage :

« Mixez Agatha Christie, Downton Abbey et Un jour sans fin… voilà le roman le plus divertissant de l’année. 
Lauréat du prestigieux Costa Award, le premier roman de Stuart Turton est à la fois un formidable jeu de l’esprit et un régal de lecture.

Ce soir à 11 heures, Evelyn Hardcastle va être assassinée. Qui, dans cette luxueuse demeure anglaise, a intérêt à la tuer ?
Aiden Bishop a quelques heures pour trouver l’identité de l’assassin et empêcher le meurtre. Tant qu’il n’est pas parvenu à ses fins, il est condamné à revivre sans cesse la même journée. Celle de la mort d’Evelyn Hardcastle.

Prêt pour un plaisir de lecture comme vous n’en avez pas connu depuis longtemps ? Plongez dans ce labyrinthe des délices. Chaque personnage, chaque recoin obscur de la maison cache un mystère. Chaque page ou presque offre un rebondissement inattendu. Et il y a 500 pages. » Rien n’est exagéré.

 

Sinon on lira sans déplaisir les romans attendus chaque été de Frank Thilliez et de Bernard Minier.

Il était deux fois de Frank Thilliez. Très bon démarrage. Ensuite l’intrigue perd de son originalité et tout s’achève, comme souvent depuis quelques romans dans du « gore » un peu gratuit.

La Vallée de Bernard Minier. L’entreprise de destruction du personnage principal, Servaz, par son créateur se poursuit. Un roman qui est loin du génial Glacé.

 

Deux déceptions :

L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker. Très médiatisé mais à mon sens très décevant. La fin est assez paresseuse et la construction du roman semble a posteriori inutilement compliquée.

Le jour des cendres de JC Grangé. « Vu à la télé », et cette fois-ci ce n’est pas un argument publicitaire. Pour la deuxième fois consécutive, J.C. Grangé publie le synopsis d’un épisode de la deuxième saison des « Rivières Pourpres » diffusée il y a quelques mois sur France 2.

Enfin, pourquoi ne pas saisir l’occasion de découvrir une auteure moins connue, avec un univers très personnel et un personnage de « profileuse » (évidemment !) très attachant, Hannah Baxter. Il s’agit de Sonja Delzongle qui a signé : Dust, Quand la neige danse, ou le tout dernier, L’homme de la plaine du Nord.

 

Pour terminer : pour toutes celles et ceux qui n’apprécient pas tant que cela les « romans policiers » mais qui aiment à retrouver l’univers romanesque de Douglas Kennedy on rappellera que Isabelle, l’après-midi nous ramène à Paris dans les années 70 pour une histoire d’amour brûlante entre un jeune étudiant américain et une française mystérieuse, plus âgée, mariée…

Il faut savoir également que le dernier Elena Ferrante, La vie mensongère des adultes est un petit chef-d’œuvre napolitain, enfin que vient d’être traduit un inédit de Mishima, Vie à vendre. Pas le meilleur mais à lire par fidélité et pour la nostalgie des chefs d’œuvre précédents.

 

Bonnes et belles vacances !

Eric Cobast

Professeur Agrégé de l’Université et Directeur de la Prépa Saint Germain et de l’Académie de l’Eloquence