Smart City : les opportunités durables de la Ville Intelligente

Smart City : les opportunités durables de la Ville Intelligente

On en entend de plus en plus souvent parler dans les media, sans vraiment savoir de quoi il s’agit : ville connectée, ville des TIC, ville numérique, cyberville, ville durable ou ville écologique, les termes ne manquent pas pour désigner ces villes d’un nouveau type que sont les villes dites intelligentes. Mais, précisément, que désigne-t-on à travers ce terme? Quels sont les acteurs économiques qui participent à la construction de ces villes modernes et comment pouvez-vous y contribuer à travers votre activité individuelle ou celle de votre entreprise?

1. Qu’est-ce qu’une Ville Intelligente ?

Une ville intelligente est un nouveau concept de zones urbaines dans lesquelles les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont utilisées à plusieurs niveaux dans le but de répondre aux besoins des citadins de manière efficiente tout en préservant les ressources pour l’avenir. C’est donc bien dans un objectif de développement durable que la nécessité des Villes Intelligentes s’est imposée.

De manière concrète, créer une ville intelligente consiste tout d’abord à positionner des capteurs de données sur des infrastructures qui consomment ou distribuent des ressources. Il peut s’agir de bâtiments, de mobiliers urbains, de réseaux de distribution de ressources tels que des réseaux de distribution d’eau, d’électricité, de gaz, de télécommunication, ou encore de réseaux de transports.

Dans un second temps, les données collectées au niveau de ces capteurs sont analysées de manière à gérer efficacement chaque ressource et chaque actif de la ville.

C’est la raison pour laquelle les villes intelligentes visent à atteindre conjointement 3 objectifs : (Objectif 1) améliorer le confort de ses citadins tout en (Objectif 2) disposant de transports plus efficaces et en (Objectif 3) respectant l’environnement.

Voici la liste des 6 critères principaux qui permettent de classer les villes intelligentes (selon Rudolf Giffinger, expert international en développement urbain) :

        • critère 1 : une économie intelligente,
        • critère 2 : une mobilité intelligente,
        • critère 3 : un environnement intelligent,
        • critère 4 : des habitants intelligents,
        • critère 5 : un mode de vie intelligent,
        • critère 6 : une administration intelligente.

En quelque sorte, il s’agit pour les villes de réaliser leur transition énergétique, en plaçant le citoyen actuel et les générations futures au coeur de la réflexion. Il s’agit également pour chaque zone urbaine, de devenir un acteur plus responsable dans la gestion de ses ressources et des ressources naturelles qu’elle met à disposition de ses citadins. L’objectif est d’éviter, ou le cas échéant, de réduire efficacement le gaspillage des ressources naturelles, de manière à préserver l’environnement et à réduire notamment les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent fortement au réchauffement climatique.

2. Quels sont les acteurs économiques clefs qui participent à la construction d’une ville intelligente ?

De nombreux acteurs collaborent ensemble à la construction d’une ville intelligente. 

Tout d’abord, l’ensemble des acteurs du secteur de l’énergie, qu’il s’agisse de la production ou du transport de l’énergie. Dans le cadre de la transition énergétique qui est en cours, les producteurs d’énergie se doivent de mettre en place des actions de mutation vers des ressources qui sont moins émettrices de gaz à effet de serre. L’objectif est ici de réduire ou à défaut de stabiliser le réchauffement climatique. En outre, chaque ville intelligente devra disposer de son propre système de production d’énergie locale, qui pourra être constitué de panneaux solaires, ou d’un système de production d’électricité à partir d’un processus de recyclage des déchets par exemple. S’agissant du transport et de la consommation d’énergie, des systèmes de suivi, via des capteurs et des logiciels d’analyse de données, devront permettre une gestion plus efficiente de la consommation d’énergie par les citadins.

Ensuite, les entreprises du bâtiment et de la construction jouent un rôle majeur dans la construction de ces villes intelligentes. Car ce sont elles qui donnent naissance à ces villes modernes. Qu’ils construisent des bâtiments à usage d’habitation, des infrastructures de transports publics urbains ou interurbains, des centres commerciaux,…les acteurs du bâtiment doivent aujourd’hui le faire en plaçant le bien-être des générations futures au coeur de leurs réflexions. Conscients de ce changement de paradigme, de nombreuses sociétés ont initié des recherches en matière d’efficience des éclairages publiques, des réseaux de télécommunication, de la domotique, des matériaux propres et intelligents, d’ergonomie, et d’innovations éco-responsables. Ces recherches ont déjà permis de concevoir des bâtiments à énergie positive, avec de meilleurs performances énergétiques globales. Elles permettent également d’offrir de plus en plus de services innovants aux citadins connectés. En outre, en matière de transports, on peut citer les exemples de villes qui proposent déjà des moyens de transports écologiques, tels que des véhicules électriques, des vélos en libre service, des pistes cyclables appropriées, des tramways et un réseau de transports en commun qui permet de réduire fortement l’utilisation des véhicules qui fonctionnent aux carburants traditionnels, extrêmement polluants. L’intérêt repose également sur le fait d’offrir aux citadins une gamme variée de solutions de mobilité qui répondent à leurs critères et contraintes de déplacements.

Enfin, les sociétés et les collectivités locales en charge de la collecte et du traitement des déchets dans les villes jouent également un rôle fondamental dans ces villes plus intelligentes et plus propres. Sur ce sujet, chaque individu doit jouer un rôle de citoyen responsable pour garantir un tri sélectif et une répartition saine de ses déchets domestiques. Puis, dans un second temps, l’organisme collecteur se doit de stocker et de transformer ces déchets de manière responsable et durable. Il s’agit alors pour la ville intelligente de transformer un déchet matériel en un nouveau matériau de qualité ou d’utilité supérieure. En la matière, il est intéressant de noter la forte augmentation du nombre de sociétés positionnées sur le GreenBusiness et qui développent de plus en plus de solutions permettant ce recyclage des déchets.

3. Comment l’IFG Executive Education vous aide à devenir un acteur durable d’une ville intelligente ?

Conscient de ces nouvelles opportunités en termes d’emplois et de gestions de projets innovants pour ces Villes Intelligentes, l’IFG Executive Education a conçu un programme sur - mesure pour les entreprises qui souhaitent tirer profit de ces nouvelles opportunités d’affaires et pour tous les managers qui aspirent à des poste de Directeur / Responsable RSE notamment. 

Que vous soyez un acteur du secteur de l’énergie, de la construction, des télécommunication, de la gestion des déchets, ou de tout autre secteur impliqué dans la construction de ces villes durables et connectées, vous trouverez dans notre programme Management pour la Transition Energétique et Ecologique (MASTREE) à la fois des clefs de compréhension et des méthodes pour co-construire des projets « labellisés » ville intelligente. 

Ce programme d’exécutive MBA se destine principalement aux cadres dirigeants et aux managers. L’agenda de ce programme a été conçu sur-mesure pour permettre à tous nos participants de concilier cet atout formation avec leurs agendas personnel et professionnel dont nous avons conscience qu’ils sont déjà très denses. La majorité des séances de formations a lieu en ligne et peut être suivie à distance. Les séances en présentiel, organisées en présence d’un expert sur le sujet des Villes Intelligentes, et plus globalement sur la question de la transition énergétique, permettent d’aborder les problématiques individuelles de chaque participant et de co-construire des plans d’actions.

4. Quelques exemples de Villes Intelligentes en France

Actuellement en France, 6 villes sortent du lot en matière de critères de villes intelligentes.

Voici la liste de ces 6 villes françaises top du classement des villes intelligentes :

Ville Intelligente N°1 : Dijon

L’objectif de la ville de Dijon est de disposer très rapidement d’un système de collecte et de centralisation des données publiques, telles que les données relatives à l’éclairage, aux feux de signalisation routiers, à la distribution d’eau, aux bennes à ordures. Avec une telle centralisation de son espace public, Dijon espère atteindre 65% d’économie d’ici à 2030.

Ville Intelligente N°2 : Lille

Dès 2010 la ville de Lille a initié un projet pilote, intitulé projet SunRise, sur un campus universitaire, celui de l’Université de Lille 1. De manière opérationnelle, des capteurs de température et de débit (capteurs dits « hauteur-vitesse ») ont été positionnés sur 100km de réseaux d’eau, d’assainissement et de chauffage du campus. Un pilotage de la consommation de ressources qui a déjà permis d’économiser entre 20 et 30% du budget dédié.

Ville Intelligente N°3 : Issy-les-Moulineaux

La ville d’Issy-les-Moulineaux, située à la périphérie de Paris, a mis en place un certain nombre d’innovations qui correspondent aux critères de la ville durable. Tout d’abord, 2 puits géothermiques ont été construits. Ces puits récupèrent la chaleur de la terre et permettent de couvrir 75% des besoins en chauffage et en chaude de la ville. En outre, cette ville a déjà construit plus de 1600 logements qui répondent à la norme Haute Qualité Environnementale (HQE).

Ville Intelligente N°4 : Montpellier

Tirant profit de sa localisation géographique, la ville de Montpellier a construit l’EcoCité qui s’étend de la mer jusqu’à Montpellier, sur 2 500 hectares. Ce qui est intéressant dans ce projet reste le fait qu’il a été conçu en plaçant les habitants actuels et surtout les futures générations au coeur de la réflexion, à travers une approche globale intégrant à la fois la mobilité des habitants, la gestion de l’eau, la gestion de l’énergie, les commerces et l’ensemble des services publiques aux administrés.

Ville Intelligente N°5 : Nantes

De manière spécifique la ville de Nantes s’est quant à elle positionnée sur l’open data. C’est ainsi qu’elle a favorisé le développement de 48 applications mobiles, ayant pour objectif de faciliter la vie des nantais.

Ville Intelligente N°6 : Lyon

Enfin, la ville de Lyon a investi 340 millions d’euros dans des projets de ville intelligente au cours des 10 dernières années. C’est notamment grâce à ces investissements massifs que la ville a développé un réseau de transport d’électricité muni de capteurs, qui adaptent l’approvisionnement électrique en fonction de la consommation des habitants. Il s’agit ici de ce que l’on appelle les smart grids. C’est grâce à cette innovation que la ville a été classée 1ère ville intelligente en France et 10ème en Europe.

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Développement Durable Définition, Enjeux et Impacts sur l’Economie et les Entreprises

Développement Durable Définition, Enjeux et Impacts sur l’Economie et les Entreprises

1. Développement durable définition

1.1. L’origine du concept de développement durable

Le développement durable est avant tout une notion, c’est à dire une idée, qui a été rédigée pour la première fois en 1987, dans le Rapport Brundtland, compte-rendu de la première Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement à l’ONU.
De manière simple, le développement durable incarne l’idée selon laquelle les sociétés actuelles doivent vivre et répondre à leurs besoins sans mettre en péril la capacité des futures générations à répondre à leurs propres besoins.
Ce développement dit « durable » est à mettre en perspective, notamment avec le développement dit « économique ». Il s’agit d’une vision plus globale et de plus long terme que le développement strictement économique.

1.2. Les 3 piliers du développement durable

Le développement durable est une notion globale, presqu’universelle, dans la mesure où elle prend en compte les 3 piliers fondamentaux constitutifs des sociétés modernes :
pilier 1 : le pilier de l’économie, au sens de l’efficacité économique.
pilier 2 : le pilier de l’environnement, au sens de la qualité de l’environnement
pilier 3 : le pilier du social, au sens de l’équité sociale.
Adresser une question au regard du développement durable, revient alors à adresser cette même question en prenant en compte à la fois les aspects économiques, les aspects environnementaux et les aspects sociaux relatifs à cette question. En outre, il ne s’agit pas d’aborder chaque dimension de manière indépendante les unes des autres, mais bien de considérer également les inter-dépendances qui peuvent exister entre ces 3 dimensions.
C’est la zone commune entre ces 3 piliers qui permet de construire des solutions de développement qui peuvent être qualifiées de durables.

1.3. Les principes du développement durable

Afin d’initier des actions concrètes en matière de développement durable, 27 principes fondamentaux ont été définis et énoncés à la Conférence de Rio en 1992. Ces principes constituent autant de règles fondamentales, le cas échéant traduites en lois, qui doivent être mises en oeuvre par les sociétés, si elles souhaitent atteindre un développement durable.
Voici 4 principes fondamentaux du développement durable :

Principe de responsabilité

Le principe de responsabilité concerne à la fois chaque individu vivant sur la planète, mais aussi chaque groupe d’individus, collectifs, sociétés, entreprises et états.
C’est notamment sur la base de ce principe que le sous-principe de réparation des dommages causés à l’environnement, appelé plus communément principe du « pollueur - payeur », a vu le jour. Il s’applique à la fois à l’individu, à l’entreprise et à l’état. C’est notamment grâce à ce principe que de nombreux états industrialisés, reconnaissant leur part de responsabilité dans le changement climatique, se sont engagés à réduire leur gaz à effet de serre.

Principe de solidarité

Ce principe de solidarité concerne à la fois une solidarité dans le temps, c’est à dire des générations actuelles vers les futures générations.
Mais il concerne également une solidarité dans l’espace, c’est à dire entre les régions de la planète qui sont les plus riches en terme de PIB vers les régions les plus pauvres.

Principe de participation

Le principe de participation est un principe ambitieux qui nécessite une organisation politique de répartition des pouvoirs appropriée. Le principe de participation repose sur le fait d’intégrer chaque partie prenante à tous les niveaux d’un processus de prise de décision. Cela pré-suppose un principe de communication transparente entre les parties.

Principe de précaution

Enseignée dans les filières scientifiques, les écoles d’ingénieurs et les formations EMBA à destination des cadres d’entreprises, dès le début des années 2000, le principe de précaution met en exergue l’importance de la préservation de l’environnement. Notamment, l’absence de certitude scientifique sur des effets dommageables et irréversibles à court, moyen et long terme ne doit pas empêcher l’adoption de mesures de protection de l’environnement quel qu’en soit le coût.

2. Les impacts du développement durable sur l’économie

Sur la base des principes du développement durable, un nombre croissant d’initiatives ont vu le jour au cours des 15 dernières années qui ont fortement modifié et continuent de modifier l’écosystème économique.
Progressivement, les consommateurs ont pris conscience de l’impact et de l’importance de leurs actions individuelles et sont devenus éco-responsables. De nouveaux types d’économies sont alors apparues : l’économie sociale et solidaire et l’économie circulaire.
Sous l’effet d’une part, de ces nouvelles tendances de consommation et d’autre part des nouvelles normes sociales et environnementales, les acteurs publics et les entreprises ont initié des changements forts. C’est ainsi par exemple que l’on a vu l’émergence des éco-quartiers, des smart-cities, des innovations responsables et aujourd’hui de la filière du Greenbusiness. Autant de faits qui attestent qu’une transition énergétique est bien en marche dans de nombreux pays dont la France.

3. Les impacts du développement durable sur les entreprises

Dans ce nouveau contexte économique, les acteurs privés que sont les entreprises jouent un rôle essentiel. Soumises à de nouvelles contraintes législatives, elles doivent adapter leur stratégie de développement économique et leurs objectifs de rentabilité en prenant en considération également les facteurs sociaux et environnementaux.
C’est pourquoi il est devenu incontournable pour chaque entreprise d’intégrer des collaborateurs formés au développement durable ou de former des collaborateurs désireux d’exercer des responsabilités dans ce domaine. De nouveaux postes de responsables sont d’ailleurs apparus au cours des dernières années, tels que Responsable Développement Durable (DD), Responsable RSE, ou encore Responsable HQE. Les périmètres de ces collaborateurs grandissent progressivement et sont aujourd’hui devenus un point clef du développement des entreprises.
C’est la raison pour laquelle l’IFG Executive Education, organisme de formation professionnelle pour les cadres depuis plus de 30 ans, a conçu un programme EMBA dédié au développement durable et la transition énergétique. Ce programme à la pédagogie unique, a déjà permis de former un grand nombre de managers et de cadres dirigeants qui utilisent à présent le développement durable comme une source d’opportunités pour leurs entreprises.

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