La transition énergétique : enjeux de formation des nouvelles générations de managers

La transition énergétique : enjeux de formation des nouvelles générations de managers

1. Qu’est ce que la transition énergétique?

Encore inconnue du grand public il y a quelques années, la transition énergétique est aujourd’hui au coeur de l’actualité du développement durable. Mais, de quoi parle-t-on précisément lorsque l’on évoque ce sujet?
La transition énergétique désigne en fait le passage d'un système énergétique reposant principalement sur l'utilisation des énergies fossiles, notamment le pétrole, le charbon, le gaz naturel, et parfois également le nucléaire, vers un système énergétique reposant sur l’utilisation d’énergies renouvelables.

Voici la liste des principales énergies renouvelables qui peuvent aujourd’hui être exploitées:

                  • L’énergie solaire,
                  • L’énergie éolienne,
                  • L’énergie géothermique,
                  • L’énergie hydraulique,
                  • L’énergie des marées et des océans,
                  • La biomasse et les déchets organiques.

En termes de durée, il n’est pas rare qu’une transition énergétique dure plusieurs décennies.

De manière à ce que des actions concrètes soient engagées en matière de transition énergétique en France, une loi a été votée le 17 aout 2015. Des axes d’actions prioritaires ont alors été définis parmi lesquels :

                  • La rénovation énergétique des bâtiments,
                  • Les énergies renouvelables,
                  • Les transports,
                  • Les Technologies de l’Information et des Communications Vertes ou encore appelées TIC Vertes.

1.1. La rénovation énergétique des bâtiments

Dans le détail, il apparait aujourd’hui évident que le 1er axe, la rénovation énergétique des bâtiments, constitue un levier puissant d’économies d’énergies, de pouvoir d’achat, mais également de créations d’emplois. Le secteur du bâtiment est donc tout particulièrement impacté par la loi sur la Transition énergétique et se doit de mettre en place aujourd’hui un certain nombre d’actions visant à créer des bâtiments moins consommateurs d’énergie. De manière plus étendue, il s’agit de quartiers entiers qui doivent être conçus différemment ou rénover pour devenir des éco-quartiers, voire des villes intelligentes, appelées SmartCities.

1.2. Les énergies renouvelables

Ensuite, les atouts géographiques de la France, notamment l’étendue de son littoral maritime et la diversité de ses paysages naturels, sont le reflet de sources d’énergies renouvelables qui ont été jusqu’à présent sous exploitées. Les entreprises du secteur de l’énergie, y compris les acteurs historiques, sont de plus en plus concernées par ce sujet et deviennent partie prenante de ce virage des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. On assiste d’ailleurs aujourd’hui à un essor du GreenBusiness et à la naissance de start-up innovantes positionnées sur ce secteur.

1.3. Les transports

S’agissant des transports, de nombreuses initiatives visant à l’éco-mobilité sont aujourd’hui soit étudiées, soit déployées, dans plusieurs villes de France. Les pouvoirs publics ont pris un grand nombre d’initiatives visant à augmenter le nombre de transports en commun dits « propres », tels que des bus électriques ou des véhicules hybrides, mais également des vélos à usage collectif, des voitures électriques à usage collectif et partagé, le co-voiturage sur des trajets domicile - travail, jusqu’à la transformation de nombreuses voies en pistes cyclables.

1.4. Les TIC Vertes

Enfin, les TIC vertes, recouvrent l’ensemble des nouvelles technologies, notamment celles basées sur les données numériques, qui permettent d’optimiser la consommation énergétique d’un lieu, d’un équipement ou d’un processus, sont en plein développement. La transformation digitale qui est en cours actuellement dans tous les secteurs, est un allier de la transition énergétique. En effet, dès lors qu’une nouvelle technologie va permettre de collecter des données sur la consommation énergétique d’un bâtiment par exemple, il sera alors possible d’analyser ces données de manière à optimiser soit le bâtiment lui-même soit l’usage qui en est fait.

2. Comment former ses collaborateurs à la transition énergétique ?

Face à ces obligations réglementaires et à ces nouvelles tendances, les entreprises se doivent de s’adapter et de former leurs collaborateurs à la transition énergétique. Il devient indispensable notamment d’intégrer un Plan de Responsabilité Sociale au plan de développement stratégique de chaque entreprise. Des indicateurs clefs jalonnent ce plan et accompagne une feuille de route détaillée dans laquelle chaque collaborateur est impliqué. Ce plan est très souvent sous la responsabilité du Responsable Développement Durable de l’entreprise, à défaut du Responsable RSE, ou du Responsable HQE.

Il existe déjà un grand nombre de formations sur le sujet du développement durable. Certaines sont développées par des universités et d’autres par des organismes de formation professionnelle. Le choix du type de programmes dépend de deux critères.
Tout d’abord, l’expérience professionnelle acquise par les collaborateurs. Si les collaborateurs qui souhaitent se former justifient d’une expérience professionnelle de plus de 10 ans, il est vivement conseillé de les orienter vers une formation professionnelle en Executive MBA, plutôt que vers une formation universitaire. Le programme de ces formations EMBA correspondra plus précisément à leur expérience et à leur maturité professionnelles. En outre, l’agenda des ces formations professionnelles EMBA, notamment celles qui sont délivrées par l’IFG Paris, s’adapte totalement à l’emploi du temps et aux contraintes personnelles et professionnelles des salariés d’entreprises.
Ensuite, il est extrêmement important de sélectionner un programme qui porte précisément sur le thème de la transition énergétique. Il existe en effet un grand nombre de formations qui adressent les problématiques générales du développement durable et de la RSE, mais qui restent très souvent éloignées des problématiques concrètes et très opérationnelles des entreprises sur le sujet précis de la transition énergétique. En la matière, l’Exécutive MBA MASTREE, « Management Stratégique pour la Transition Énergétique & Écologique », délivré par l’IFG et conçu par l’experte en France sur le sujet de la transition énergétique, le Professeur Sylvie Faucheux, est l’un des programmes de formation les plus opérationnels sur ce sujet en France. Il mobilise les meilleurs experts et des professionnels d’entreprises. Il permet aux participants d’acquérir une parfaite compréhension des enjeux de la transition énergétique et leur fournit les outils pour concevoir et déployer le plan de transition énergétique de leur entreprise.

A lire aussi sur le sujet :


Responsable RSE Fonction, Qualités et Diplômes

Responsable RSE Fonction, Qualités et Diplômes

1. Fonction du responsable RSE

La fonction d’un Responsable RSE est de concevoir et de déployer la stratégie développement durable de l’entreprise.

Il s’agit d’un processus en 4 étapes qui nécessite d’une part des capacités d’analyse et de synthèse et d’autre part une forte aptitude à collaborer avec tout type de salariés dans l’entreprise.

1.1. Etape 1 : réaliser l’Audit Développement Durable de la société

La première étape de la construction de la stratégie développement durable d’une entreprise est l’étape de l’audit. Au cours de cette étape préliminaire, le Responsable RSE évalue les points forts et les zones de progression de sa société à l’égard des enjeux environnementaux et sociaux. Il collecte notamment les besoins des différents départements de la société (département RH, département Marketing et Communication, DSI, Département Qualité, Sécurité,…) en matière de développement durable, puis il met l’ensemble de ces éléments en perspective avec les obligations réglementaires auxquelles la société est soumise, notamment la loi NRE sur les Nouvelles Réglementations Economiques.

1.2. Etape 2 : définir les objectifs stratégiques DD et RSE de la société

Une fois l’audit réalisé, le Responsable RSE définit des objectifs précis de transition énergétique de l’entreprise en collaboration étroite avec la direction générale. En effet,  de tels objectifs doivent être cohérents avec tous les autres objectifs de la société, notamment les objectifs de rentabilité économique. Ce n’est qu’à cette condition que les stratégies RSE seront efficaces.

Deux types d’objectifs peuvent être définis à ce stade: des objectifs quantitatifs (par exemple : diminution des polluants émis par la société, diminution de la consommation de feuilles de papiers imprimées,…) et des objectifs qualitatifs (par exemple : améliorer l’image de marque de la société en matière de développement durable,…).

Le plus souvent, il conviendra de définir des objectifs sur une période de 12 mois ou 24 mois voire au maximum de 36 mois. Le suivi que le Responsable RSE fera de ces objectifs lui permettra de les réviser et d’adapter la feuille de route.

1.3. Etape 3 : définir les moyens et le budget que la société va mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs stratégiques

Une fois que les objectifs de court, moyen et de long terme ont été définis conjointement par le Responsable RSE et le dirigeant de l’entreprise (ou définis par le Responsable RSE puis soumis à validation auprès du dirigeant de l’entreprise), le Responsable RSE définit alors les moyens que l’entreprise devra mettre en oeuvre pour atteindre ces objectifs. En face de chaque moyen figurent le budget correspondant ainsi que le nom du collaborateur qui aura la responsabilité de déployer ce moyen sous la supervision du Responsable RSE. Les éléments de cette étape 3 sont soumis à la validation de la Direction des Ressources Humaines qui a une vision globale du positionnement des ressources humaines au sein de la société. En outre, le budget de la stratégie RSE doit être visé par le Directeur Administratif et Financier et validé par la Direction Générale afin d’être approuvé.

1.4. Etape 4 : définir les indicateurs clefs de suivis

Enfin, dans une dernière étape, le Responsable RSE définit des indicateurs clefs de suivi. Ces indicateurs quantitatifs lui permettront de mesurer l’efficacité des actions mises en place dans le cadre de cette stratégie RSE. En fonction de ces indicateurs, il pourra décider d’adapter certaines actions.

L’ensemble des éléments de ces 4 étapes successives : (1) l’audit, (2) les objectifs, (3) les moyens et le budget et enfin (4) les indicateurs clefs, sont formalisés par le Responsable RSE dans un document appelé Démarche RSE ou Plan de Stratégie Développement Durable de l’entreprise. Ce plan doit être suivi mensuellement et révisé chaque année au regard des objectifs atteints et du budget consommé.

Ce Plan RSE/démarche RSE doit être partagé avec toutes les parties prenantes impliquées dans les actions RSE. Le Responsable RSE pilote les actions en collaboration avec chaque salarié de l’entreprise visé par un moyen à mettre en oeuvre. 

2. Qualités du Responsable RSE

Les qualités d’un Responsable RSE sont nombreuses.

Tout d’abord, il doit posséder un esprit de synthèse pour réaliser un audit efficace puis pour formaliser sa stratégie dans une démarche RSE qui sera accessible à toutes les parties prenantes. Il devra se montrer rigoureux et méthodique lors de la conception et du suivi de son plan RSE.

Ensuite, il doit être ouvert et capable de comprendre autant les besoins et les contraintes du Directeur Marketing que celle du Directeur de Production, du DRH, du DSI…En outre, il se doit d’être conciliant et diplomate car il collabore avec le Directeur de l’Innovation, ou le Directeur du Développement Durable de la société, qui sont en lien direct avec la Direction Générale.

De plus, il se doit d’être au fait de tout changement de réglementation qui pourrait impacter la rentabilité de la société dans laquelle il travaille. Par conséquent, l’une de ses qualités majeures est de s’intéresser fortement à l’actualité, notamment en matière de développement durable, de réchauffement climatique et de transition énergétique.

Enfin, il doit s’agir d’un collaborateur doté d’un grand sens de l’éthique. Cette qualité lui assurera de maintenir sa motivation et son implication à ce poste.

3. Quel diplôme est nécessaire pour devenir responsable RSE?

Pour devenir Responsable RSE, il est nécessaire de posséder un diplôme de niveau Bac+5, équivalent Master.

Il existe de nombreuses formations universitaires qui permettent de former de jeunes Chefs de Projet en Développement Durable. Certaines écoles d’ingénieurs proposent également des formations spécialisées.

En revanche, pour se positionner sur un poste de Responsable RSE, il est vivement conseillé d’opter pour une formation dExécutive MBA à destination de managers et cadres dirigeants qui justifient déjà d’une expérience professionnelle significative de plusieurs années en entreprise. Les éléments clefs, notamment la construction du plan stratégique RSE et la définition des indicateurs de suivi, sont abordés de manière très opérationnelle, par des experts et des professionnels du secteur. En outre, ce type de formations permettra au futur Responsable RSE de se former tout en continuant à exercer une activité professionnelle en parallèle.

C’est notamment le cas du programme d’EMBA sur le Management Stratégique de la Transition Energétique de l’IFG qui constitue aujourd’hui une référence en matière de formation professionnelle auprès des entreprises et des grands groupes pour former des Responsables RSE. D’ailleurs, ce programme offre l’immense avantage de décrocher à la fois un diplôme EMBA et un diplôme Master II « Responsabilité Sociale et Environnementale, Développement Durable » délivré par l’Université de Haute Alsace.

A lire aussi sur le sujet :


Développement Durable Définition, Enjeux et Impacts sur l’Economie et les Entreprises

Développement Durable Définition, Enjeux et Impacts sur l’Economie et les Entreprises

1. Développement durable définition

1.1. L’origine du concept de développement durable

Le développement durable est avant tout une notion, c’est à dire une idée, qui a été rédigée pour la première fois en 1987, dans le Rapport Brundtland, compte-rendu de la première Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement à l’ONU.
De manière simple, le développement durable incarne l’idée selon laquelle les sociétés actuelles doivent vivre et répondre à leurs besoins sans mettre en péril la capacité des futures générations à répondre à leurs propres besoins.
Ce développement dit « durable » est à mettre en perspective, notamment avec le développement dit « économique ». Il s’agit d’une vision plus globale et de plus long terme que le développement strictement économique.

1.2. Les 3 piliers du développement durable

Le développement durable est une notion globale, presqu’universelle, dans la mesure où elle prend en compte les 3 piliers fondamentaux constitutifs des sociétés modernes :
pilier 1 : le pilier de l’économie, au sens de l’efficacité économique.
pilier 2 : le pilier de l’environnement, au sens de la qualité de l’environnement
pilier 3 : le pilier du social, au sens de l’équité sociale.
Adresser une question au regard du développement durable, revient alors à adresser cette même question en prenant en compte à la fois les aspects économiques, les aspects environnementaux et les aspects sociaux relatifs à cette question. En outre, il ne s’agit pas d’aborder chaque dimension de manière indépendante les unes des autres, mais bien de considérer également les inter-dépendances qui peuvent exister entre ces 3 dimensions.
C’est la zone commune entre ces 3 piliers qui permet de construire des solutions de développement qui peuvent être qualifiées de durables.

1.3. Les principes du développement durable

Afin d’initier des actions concrètes en matière de développement durable, 27 principes fondamentaux ont été définis et énoncés à la Conférence de Rio en 1992. Ces principes constituent autant de règles fondamentales, le cas échéant traduites en lois, qui doivent être mises en oeuvre par les sociétés, si elles souhaitent atteindre un développement durable.
Voici 4 principes fondamentaux du développement durable :

Principe de responsabilité

Le principe de responsabilité concerne à la fois chaque individu vivant sur la planète, mais aussi chaque groupe d’individus, collectifs, sociétés, entreprises et états.
C’est notamment sur la base de ce principe que le sous-principe de réparation des dommages causés à l’environnement, appelé plus communément principe du « pollueur - payeur », a vu le jour. Il s’applique à la fois à l’individu, à l’entreprise et à l’état. C’est notamment grâce à ce principe que de nombreux états industrialisés, reconnaissant leur part de responsabilité dans le changement climatique, se sont engagés à réduire leur gaz à effet de serre.

Principe de solidarité

Ce principe de solidarité concerne à la fois une solidarité dans le temps, c’est à dire des générations actuelles vers les futures générations.
Mais il concerne également une solidarité dans l’espace, c’est à dire entre les régions de la planète qui sont les plus riches en terme de PIB vers les régions les plus pauvres.

Principe de participation

Le principe de participation est un principe ambitieux qui nécessite une organisation politique de répartition des pouvoirs appropriée. Le principe de participation repose sur le fait d’intégrer chaque partie prenante à tous les niveaux d’un processus de prise de décision. Cela pré-suppose un principe de communication transparente entre les parties.

Principe de précaution

Enseignée dans les filières scientifiques, les écoles d’ingénieurs et les formations EMBA à destination des cadres d’entreprises, dès le début des années 2000, le principe de précaution met en exergue l’importance de la préservation de l’environnement. Notamment, l’absence de certitude scientifique sur des effets dommageables et irréversibles à court, moyen et long terme ne doit pas empêcher l’adoption de mesures de protection de l’environnement quel qu’en soit le coût.

2. Les impacts du développement durable sur l’économie

Sur la base des principes du développement durable, un nombre croissant d’initiatives ont vu le jour au cours des 15 dernières années qui ont fortement modifié et continuent de modifier l’écosystème économique.
Progressivement, les consommateurs ont pris conscience de l’impact et de l’importance de leurs actions individuelles et sont devenus éco-responsables. De nouveaux types d’économies sont alors apparues : l’économie sociale et solidaire et l’économie circulaire.
Sous l’effet d’une part, de ces nouvelles tendances de consommation et d’autre part des nouvelles normes sociales et environnementales, les acteurs publics et les entreprises ont initié des changements forts. C’est ainsi par exemple que l’on a vu l’émergence des éco-quartiers, des smart-cities, des innovations responsables et aujourd’hui de la filière du Greenbusiness. Autant de faits qui attestent qu’une transition énergétique est bien en marche dans de nombreux pays dont la France.

3. Les impacts du développement durable sur les entreprises

Dans ce nouveau contexte économique, les acteurs privés que sont les entreprises jouent un rôle essentiel. Soumises à de nouvelles contraintes législatives, elles doivent adapter leur stratégie de développement économique et leurs objectifs de rentabilité en prenant en considération également les facteurs sociaux et environnementaux.
C’est pourquoi il est devenu incontournable pour chaque entreprise d’intégrer des collaborateurs formés au développement durable ou de former des collaborateurs désireux d’exercer des responsabilités dans ce domaine. De nouveaux postes de responsables sont d’ailleurs apparus au cours des dernières années, tels que Responsable Développement Durable (DD), Responsable RSE, ou encore Responsable HQE. Les périmètres de ces collaborateurs grandissent progressivement et sont aujourd’hui devenus un point clef du développement des entreprises.
C’est la raison pour laquelle l’IFG Executive Education, organisme de formation professionnelle pour les cadres depuis plus de 30 ans, a conçu un programme EMBA dédié au développement durable et la transition énergétique. Ce programme à la pédagogie unique, a déjà permis de former un grand nombre de managers et de cadres dirigeants qui utilisent à présent le développement durable comme une source d’opportunités pour leurs entreprises.

A lire aussi sur le sujet :