Smart City : les opportunités durables de la Ville Intelligente

Smart City : les opportunités durables de la Ville Intelligente

On en entend de plus en plus souvent parler dans les media, sans vraiment savoir de quoi il s’agit : ville connectée, ville des TIC, ville numérique, cyberville, ville durable ou ville écologique, les termes ne manquent pas pour désigner ces villes d’un nouveau type que sont les villes dites intelligentes. Mais, précisément, que désigne-t-on à travers ce terme? Quels sont les acteurs économiques qui participent à la construction de ces villes modernes et comment pouvez-vous y contribuer à travers votre activité individuelle ou celle de votre entreprise?

1. Qu’est-ce qu’une Ville Intelligente ?

Une ville intelligente est un nouveau concept de zones urbaines dans lesquelles les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont utilisées à plusieurs niveaux dans le but de répondre aux besoins des citadins de manière efficiente tout en préservant les ressources pour l’avenir. C’est donc bien dans un objectif de développement durable que la nécessité des Villes Intelligentes s’est imposée.

De manière concrète, créer une ville intelligente consiste tout d’abord à positionner des capteurs de données sur des infrastructures qui consomment ou distribuent des ressources. Il peut s’agir de bâtiments, de mobiliers urbains, de réseaux de distribution de ressources tels que des réseaux de distribution d’eau, d’électricité, de gaz, de télécommunication, ou encore de réseaux de transports.

Dans un second temps, les données collectées au niveau de ces capteurs sont analysées de manière à gérer efficacement chaque ressource et chaque actif de la ville.

C’est la raison pour laquelle les villes intelligentes visent à atteindre conjointement 3 objectifs : (Objectif 1) améliorer le confort de ses citadins tout en (Objectif 2) disposant de transports plus efficaces et en (Objectif 3) respectant l’environnement.

Voici la liste des 6 critères principaux qui permettent de classer les villes intelligentes (selon Rudolf Giffinger, expert international en développement urbain) :

        • critère 1 : une économie intelligente,
        • critère 2 : une mobilité intelligente,
        • critère 3 : un environnement intelligent,
        • critère 4 : des habitants intelligents,
        • critère 5 : un mode de vie intelligent,
        • critère 6 : une administration intelligente.

En quelque sorte, il s’agit pour les villes de réaliser leur transition énergétique, en plaçant le citoyen actuel et les générations futures au coeur de la réflexion. Il s’agit également pour chaque zone urbaine, de devenir un acteur plus responsable dans la gestion de ses ressources et des ressources naturelles qu’elle met à disposition de ses citadins. L’objectif est d’éviter, ou le cas échéant, de réduire efficacement le gaspillage des ressources naturelles, de manière à préserver l’environnement et à réduire notamment les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent fortement au réchauffement climatique.

2. Quels sont les acteurs économiques clefs qui participent à la construction d’une ville intelligente ?

De nombreux acteurs collaborent ensemble à la construction d’une ville intelligente. 

Tout d’abord, l’ensemble des acteurs du secteur de l’énergie, qu’il s’agisse de la production ou du transport de l’énergie. Dans le cadre de la transition énergétique qui est en cours, les producteurs d’énergie se doivent de mettre en place des actions de mutation vers des ressources qui sont moins émettrices de gaz à effet de serre. L’objectif est ici de réduire ou à défaut de stabiliser le réchauffement climatique. En outre, chaque ville intelligente devra disposer de son propre système de production d’énergie locale, qui pourra être constitué de panneaux solaires, ou d’un système de production d’électricité à partir d’un processus de recyclage des déchets par exemple. S’agissant du transport et de la consommation d’énergie, des systèmes de suivi, via des capteurs et des logiciels d’analyse de données, devront permettre une gestion plus efficiente de la consommation d’énergie par les citadins.

Ensuite, les entreprises du bâtiment et de la construction jouent un rôle majeur dans la construction de ces villes intelligentes. Car ce sont elles qui donnent naissance à ces villes modernes. Qu’ils construisent des bâtiments à usage d’habitation, des infrastructures de transports publics urbains ou interurbains, des centres commerciaux,…les acteurs du bâtiment doivent aujourd’hui le faire en plaçant le bien-être des générations futures au coeur de leurs réflexions. Conscients de ce changement de paradigme, de nombreuses sociétés ont initié des recherches en matière d’efficience des éclairages publiques, des réseaux de télécommunication, de la domotique, des matériaux propres et intelligents, d’ergonomie, et d’innovations éco-responsables. Ces recherches ont déjà permis de concevoir des bâtiments à énergie positive, avec de meilleurs performances énergétiques globales. Elles permettent également d’offrir de plus en plus de services innovants aux citadins connectés. En outre, en matière de transports, on peut citer les exemples de villes qui proposent déjà des moyens de transports écologiques, tels que des véhicules électriques, des vélos en libre service, des pistes cyclables appropriées, des tramways et un réseau de transports en commun qui permet de réduire fortement l’utilisation des véhicules qui fonctionnent aux carburants traditionnels, extrêmement polluants. L’intérêt repose également sur le fait d’offrir aux citadins une gamme variée de solutions de mobilité qui répondent à leurs critères et contraintes de déplacements.

Enfin, les sociétés et les collectivités locales en charge de la collecte et du traitement des déchets dans les villes jouent également un rôle fondamental dans ces villes plus intelligentes et plus propres. Sur ce sujet, chaque individu doit jouer un rôle de citoyen responsable pour garantir un tri sélectif et une répartition saine de ses déchets domestiques. Puis, dans un second temps, l’organisme collecteur se doit de stocker et de transformer ces déchets de manière responsable et durable. Il s’agit alors pour la ville intelligente de transformer un déchet matériel en un nouveau matériau de qualité ou d’utilité supérieure. En la matière, il est intéressant de noter la forte augmentation du nombre de sociétés positionnées sur le GreenBusiness et qui développent de plus en plus de solutions permettant ce recyclage des déchets.

3. Comment l’IFG Executive Education vous aide à devenir un acteur durable d’une ville intelligente ?

Conscient de ces nouvelles opportunités en termes d’emplois et de gestions de projets innovants pour ces Villes Intelligentes, l’IFG Executive Education a conçu un programme sur - mesure pour les entreprises qui souhaitent tirer profit de ces nouvelles opportunités d’affaires et pour tous les managers qui aspirent à des poste de Directeur / Responsable RSE notamment. 

Que vous soyez un acteur du secteur de l’énergie, de la construction, des télécommunication, de la gestion des déchets, ou de tout autre secteur impliqué dans la construction de ces villes durables et connectées, vous trouverez dans notre programme Management pour la Transition Energétique et Ecologique (MASTREE) à la fois des clefs de compréhension et des méthodes pour co-construire des projets « labellisés » ville intelligente. 

Ce programme d’exécutive MBA se destine principalement aux cadres dirigeants et aux managers. L’agenda de ce programme a été conçu sur-mesure pour permettre à tous nos participants de concilier cet atout formation avec leurs agendas personnel et professionnel dont nous avons conscience qu’ils sont déjà très denses. La majorité des séances de formations a lieu en ligne et peut être suivie à distance. Les séances en présentiel, organisées en présence d’un expert sur le sujet des Villes Intelligentes, et plus globalement sur la question de la transition énergétique, permettent d’aborder les problématiques individuelles de chaque participant et de co-construire des plans d’actions.

4. Quelques exemples de Villes Intelligentes en France

Actuellement en France, 6 villes sortent du lot en matière de critères de villes intelligentes.

Voici la liste de ces 6 villes françaises top du classement des villes intelligentes :

Ville Intelligente N°1 : Dijon

L’objectif de la ville de Dijon est de disposer très rapidement d’un système de collecte et de centralisation des données publiques, telles que les données relatives à l’éclairage, aux feux de signalisation routiers, à la distribution d’eau, aux bennes à ordures. Avec une telle centralisation de son espace public, Dijon espère atteindre 65% d’économie d’ici à 2030.

Ville Intelligente N°2 : Lille

Dès 2010 la ville de Lille a initié un projet pilote, intitulé projet SunRise, sur un campus universitaire, celui de l’Université de Lille 1. De manière opérationnelle, des capteurs de température et de débit (capteurs dits « hauteur-vitesse ») ont été positionnés sur 100km de réseaux d’eau, d’assainissement et de chauffage du campus. Un pilotage de la consommation de ressources qui a déjà permis d’économiser entre 20 et 30% du budget dédié.

Ville Intelligente N°3 : Issy-les-Moulineaux

La ville d’Issy-les-Moulineaux, située à la périphérie de Paris, a mis en place un certain nombre d’innovations qui correspondent aux critères de la ville durable. Tout d’abord, 2 puits géothermiques ont été construits. Ces puits récupèrent la chaleur de la terre et permettent de couvrir 75% des besoins en chauffage et en chaude de la ville. En outre, cette ville a déjà construit plus de 1600 logements qui répondent à la norme Haute Qualité Environnementale (HQE).

Ville Intelligente N°4 : Montpellier

Tirant profit de sa localisation géographique, la ville de Montpellier a construit l’EcoCité qui s’étend de la mer jusqu’à Montpellier, sur 2 500 hectares. Ce qui est intéressant dans ce projet reste le fait qu’il a été conçu en plaçant les habitants actuels et surtout les futures générations au coeur de la réflexion, à travers une approche globale intégrant à la fois la mobilité des habitants, la gestion de l’eau, la gestion de l’énergie, les commerces et l’ensemble des services publiques aux administrés.

Ville Intelligente N°5 : Nantes

De manière spécifique la ville de Nantes s’est quant à elle positionnée sur l’open data. C’est ainsi qu’elle a favorisé le développement de 48 applications mobiles, ayant pour objectif de faciliter la vie des nantais.

Ville Intelligente N°6 : Lyon

Enfin, la ville de Lyon a investi 340 millions d’euros dans des projets de ville intelligente au cours des 10 dernières années. C’est notamment grâce à ces investissements massifs que la ville a développé un réseau de transport d’électricité muni de capteurs, qui adaptent l’approvisionnement électrique en fonction de la consommation des habitants. Il s’agit ici de ce que l’on appelle les smart grids. C’est grâce à cette innovation que la ville a été classée 1ère ville intelligente en France et 10ème en Europe.

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Réchauffement Climatique, les causes et les premières conséquences

Réchauffement Climatique, les causes et les premières conséquences

Qu’est-ce que le réchauffement climatique? Quelles en sont les causes et quelles sont les conséquences prévues par les experts mondiaux? Comment pouvons - nous apporter une contribution positive pour lutter contre ce phénomène extrêmement grave ?

1. Qu’est-ce que le réchauffement climatique ?

Le réchauffement climatique est l’augmentation constatée au cours des 150 dernières années des températures à la surface de la Terre. En effet, si l’on compare la moyenne des températures à la surface de la Terre en 1850 à la moyenne des températures à la surface de la Terre en 2016, on note une différence significative comprise entre 1 et 1,5 degrés.

L’ampleur de ce phénomène est telle qu’en 1988, l’Organisation des Nations Unies crée le GIEC, Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat. La mission du GIEC est de synthétiser les études scientifiques les plus récentes sur le climat de manière à produire des rapports et des conclusions objectives sur ce phénomène de réchauffement climatique. Dans un premier temps, les experts internationaux du GIEC commencent par confirmer l’existence d’un réchauffement climatique à la surface de la planète. Puis, dans un second temps, ces mêmes experts du GIEC s’interrogent sur les causes et les conséquences de ce phénomène planétaire.

2. Quelles sont les causes du réchauffement climatique ?

Progressivement, un nombre croissant de scientifiques, issus de disciplines de recherche différentes, se joignent au GIEC pour apporter leur expertise sur ce phénomène inédit de l’histoire de l’homme, qui est une source de préoccupations pour chacun d’entre eux.

C’est ainsi qu’en 2007, 2500 scientifiques, issus de 130 pays différents, collaborent au sein du GIEC pour établir clairement les évolutions et les causes du réchauffement climatique.

2.1. L’industrialisation qui débute en 1850 et s’intensifie à partir de  1950 dans les pays riches

Rapidement, l’hypothèse est émise selon laquelle l’industrialisation porte une part importante de responsabilité dans l’augmentation des températures à la surface de la Terre. En effet, le contraste entre d’une part, les températures qui régnaient sur la planète Terre avant l’ère d’industrialisation (c’est à dire avant 1850), et d’autre part, les températures qui ont suivi cette ère d’industrialisation, laisse peu de place au doute.

Plus précisément, une augmentation nette du réchauffement climatique est constatée à partir de 1950. Dans leur 4ème rapport, datant de 2007, les experts du GIEC affirme que l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est probablement à l’origine de ce réchauffement climatique constaté depuis 1950. Or, ces gaz ont été fortement produits au cours de l’industrialisation des pays riches qui a reposé principalement sur la consommation des énergies fossiles que sont le pétrole et le charbon.

2.2. L’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère issue de la forte industrialisation des pays riches

Certains gaz possèdent une structure moléculaire qui laisse entrer l’énergie solaire dans l’atmosphère mais qui l’empêche d’en sortir. Ces gaz se comportent donc comme la paroi  d’une serre, et c’est la raison pour laquelle ils ont été regroupés sous le nom de « gaz à effet de serre ». De nombreux gaz à effet de serre sont présents naturellement dans l’atmosphère. Malheureusement, l’activité humaine, notamment la consommation des énergies fossiles que sont le pétrole et le charbon, a provoqué une forte augmentation de la production et de la concentration de certains de ces gaz dans l’atmosphère, notamment:

  • le dioxyde de carbone (CO2),
  • le méthane (CH4),
  • le protoxyde d’azote (N2O),
  • et les gaz fluorés.

Parmi ces gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone (CO2) est celui sur lequel se porte l’attention des experts puisqu’il serait responsable à lui tout seul de 63 % du réchauffement de la planète d’origine anthropique. En terme de comparaison, la concentration de ce gaz dans l’atmosphère est aujourd’hui supérieure à hauteur de 40% à sa concentration en 1850, c’est à dire avant le début de l’industrialisation.

Or, c’est bien la combustion du pétrole et celle du charbon qui produisent du dioxyde de carbone (et du protoxyde d’azote). C’est la raison pour laquelle très rapidement, la transition énergétique s’est imposée comme l’alternative prioritaire pour enrayer l’émission de ces gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

2.3. La déforestation, l’élevage intensif, l’utilisation massive d’engrais et de certains gaz fluorés 

L’émission de gaz à effets de serre dans l’atmosphère n’est pas la seule cause du réchauffement climatique que nous vivons actuellement. D’autres actions humaines, initiées au cours du siècle dernier, ont également fortement contribué à aggraver ce phénomène. Nous les présentons brièvement ci-dessous.

2.3.1. Tout d’abord, la déforestation

Les arbres jouent un rôle extrêmement important dans la régulation de la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. En effet, le phénomène de photosynthèse, qui a lieu sur leurs feuilles, consiste en l’absorption du dioxyde de carbone de l’atmosphère pour le transformer en oxygène. C’est ainsi que les arbres contribuent à réguler le climat sur la planète. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les plus grandes forêts, telles que la forêt amazonienne, sont appelées les poumons de la Terre.

Par conséquent, la déforestation, qui résulte en une diminution du nombre d’arbres et du nombre de feuilles capables d’absorber le dioxyde de carbone de l’air, entraine directement une diminution de la quantité de dioxyde de carbone absorbé, et par voie de conséquence, cela aggrave l’effet de serre lié à ce gaz à la surface de la Terre.

2.3.2. Ensuite, l’élevage intensif

Lorsque l’on aborde l’impact de l’élevage intensif sur le réchauffement climatique, il est important de préciser que l’on aborde la question de l’élevage de bétail.

Sur cette question, l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l’agriculture, communément appelée FAO, a publié en 2013 un rapport qui met en lumière la part de responsabilité de l’élevage de bétail sur les émissions de gaz à effets de serre. Il ressort qu’en 2005 et au niveau mondial, l’élevage de bétail a été responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre liés aux activités humaines. En particulier, et à l’échelle mondiale, la production de viandes et de produits laitiers émet environ 50% des gaz à effet de serre liés à l’alimentation.

C’est la raison pour laquelle un nombre croissant d’appels à ne plus consommer de viandes ont été lancés un peu partout dans le monde au cours des dix dernières années.

2.3.3. Puis, l’utilisation d’engrais azotés

L’utilisation de produits azotés par les agriculteurs a provoqué une forte augmentation de la concentration en protoxyde d’azote (N2O) dans l’atmosphère. L’article de Butterbach-Bahl et al. (2011) met en lumière le fait que « l'azote est impliqué dans le changement climatique de multiples façons ».

Lorsque l’on parle de produits azotés dans le secteur agricole, on parle principalement d’engrais, de fumier, et de résidus de récolte. Si l’on examine les chiffres en France, différentes études ont montré que la transformation de ces produits azotés sur les terres agricoles est responsable de plus de 86% des émissions de protoxyde d’azote (N2O) dans l’atmosphère.

Nous l’avons précisé au début de cet article, le protoxyde d’azote est un gaz à effet de serre. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel gaz, c’est un gaz puissant, capable de persister en moyenne 120 ans dans l’atmosphère et dont le Potentiel de Réchauffement Global (PRG), sur cette durée de 120 ans, dépasserait 298 fois celui du dioxyde de carbone.

2.3.4. Enfin, la production de gaz fluorés

Contrairement aux autres gaz à effet de serre que nous avons présentés ci-avant, il n’existe pas d’origine naturelle qui produise les gaz fluorés. C’est donc l’activité humaine, et notamment la fabrication de certains biens de consommation, tels que des réfrigérateurs, des chaussures de sport à bulles d’air, des pneus, des aérosols, etc, qui a fait apparaitre ces gaz dans l’atmosphère.

Il existe principalement quatre types de produits qui sont à l’origine de l’émission de ces gaz fluorés. En voici la liste :

  • les équipements du froid, tels que les réfrigérateurs et les systèmes de refroidissement,
  • les mousses, notamment la phase de gonflement de la mousse, qui donne lieu à la majorité des émissions,
  • les dispositifs de protection incendie, pour lesquels des émissions de fluides peuvent se produire lors du déclenchement du dispositif, et parfois lors de fuites,
  • enfin, les aérosols, qui diffusent les fluides lors de leur utilisation.

Notons également que les impacts des émissions de gaz fluorés sont augmentés lors de la fabrication des fluides eux-mêmes.

Vous trouverez ci-après la liste des 3 principaux gaz fluorés qui ont fait l’objet d’études par les scientifiques pour mesurer leur impact sur le réchauffement climatique:

  • les hydrofluorocarbures (HFC),
  • les perfluorocarbures (PFC),
  • l’hexafluorure de soufre (SF6).

Les gaz fluorés sont de puissants gaz à effet de serre, puisque leur Potentiel de Réchauffement Global (PRG) est nettement supérieur à celui du dioxyde de carbone. A titre d’exemple, le GIEC estime que le PRG de l’hexafluorure de soufre (SF6) serait supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2), hauteur de 23 900 fois, sur un horizon fixé à 100 ans.

3. Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique?

Longtemps sous-estimées par l’opinion publique, les conséquences du réchauffement climatique deviennent progressivement une réalité à différents endroits de la planète.

Si les individus, les collectivités, les états et les entreprises ne modifient pas de manière profonde leurs modes de vie, de consommation et de production, les conséquences pourraient être dramatiques pour la vie sur Terre.

Voici une liste des 10 principales conséquences prévues par les scientifiques et qui résultent du réchauffement climatique:

  1. L’élévation du niveau des océans et par conséquent l’engloutissement d’îles paradisiaques et de grandes villes telles que Miami, Amsterdam et Tokyo.
  2. L’apparition de réfugiés climatiques, dont le nombre est estimé à 280 millions en 2050
  3. L’explosion de la pauvreté d’ici à 2030
  4. La recrudescence de maladies
  5. Des risques de conflits accrus pour l’accès aux ressources
  6. L’apparition d’événements météorologiques extrêmes, tels que des records de chaleur, mais aussi des épisodes de froids polaires notamment en Europe.
  7. L’augmentation de l’intensité des catastrophes d’origine naturelle telles que des ouragans et des cyclones
  8. L’augmentation de la fréquence des feux de forêts
  9. La disparition de la grande barrière de corail
  10. La disparition d’une espèce sur 6 dans le monde animal.

4. Comment faire face au réchauffement climatique?

Comme en témoignent de nombreux chercheurs, des mesures urgentes doivent être mises en place au niveau mondial. En France par exemple, c’est là tout l’enjeu des nouvelles normes sociales et environnementales.

Trois types de mesures sont aujourd’hui mises en avant par la communauté scientifique.

Mesure 1 : Tout d’abord, une nécessaire transition énergétique, c’est à dire, un remplacement des combustibles fossiles par des sources d’énergies renouvelables. C’est ici tout le secteur de l’énergie qui est visé et qui doit s’engager dans la voie d’une mutation profonde, avec l’aide du secteur publique. Le secteur du bâtiment et de la construction a déjà initié un mouvement de transformation en travaillant sur des bâtiments dits intelligents et depuis peu, on voit naitre dans certaines villes de France des éco-quartiers. On parle même de projets de Smart Cities. L’objectif de cette transition énergétique est de diminuer fortement la production des gaz à effet de serre et notamment du CO2.

Mesure 2 : Ensuite, et s’agissant des autres gaz à effet de serre, la communauté scientifique réclame d’urgence une réduction des polluants dits de courtes durées, tels que le méthane et les hydrofluorocarbones. Selon leurs prévisions, un tel changement permettrait de réduire de plus de 50 % la tendance au réchauffement climatique à court terme. Il s’agit ici principalement de modifier les habitudes alimentaires de chacun, en incitant à consommer plus de végétaux et moins de viandes.

Mesure 3 : Enfin, les chercheurs pointent du doigt la surpopulation humaine. En effet, la population continue d’augmenter au rythme de 200 000 naissances quotidiennes. Ce qui impacte d’autant plus l’écosystème naturel de la planète sur laquelle nous vivons.

Face à l’ampleur de ce phénomène et à la gravité des conséquences énoncées, l’IFG Executive Education a décidé de créer un programme de formation dédié à la transition énergétique. Ce programme, intitulé Management Stratégique pour la Transition Energétique et Ecologique a pour objectif d’accompagner les entreprises, leurs cadres dirigeants et leurs managers à mener au mieux leur transformation écologique tout en préservant leurs intérêts économiques. Créé par l’un des experts mondiaux sur la question de la Transition énergétique, le Professeur-Chercheur Sylvie Faucheux, ce programme regroupe les meilleurs experts du domaines, et aborde des questions concrètes qui permettent à chaque entreprise / cadre / manager de faire évoluer ses projets et ses plans stratégiques vers des solutions de développement durable. Ce programme d’exécutive MBA a été conçu à destination de managers justifiant de plusieurs années d’expérience en entreprises et conscients de l’urgence environnementale actuelle. Le contenu de cet EMBA permettra aux collaborateurs qui le souhaitent de s’orienter vers des postes de Responsable RSE, de créer une entreprise positionnée sur du GreenBusiness, ou d’adapter leur plan stratégique à une démarche RSE contenant des indicateurs clefs cohérents avec les objectifs de rentabilité de l’entreprise dans laquelle ils exercent. Unique en France, cet EMBA MASTREE permet de décrocher à la fois un diplôme EMBA et un diplôme Master II « Responsabilité Sociale et Environnementale, Développement Durable » délivré par l’Université de Haute Alsace.

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La transition énergétique : enjeux de formation des nouvelles générations de managers

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1. Qu’est ce que la transition énergétique?

Encore inconnue du grand public il y a quelques années, la transition énergétique est aujourd’hui au coeur de l’actualité du développement durable. Mais, de quoi parle-t-on précisément lorsque l’on évoque ce sujet?
La transition énergétique désigne en fait le passage d'un système énergétique reposant principalement sur l'utilisation des énergies fossiles, notamment le pétrole, le charbon, le gaz naturel, et parfois également le nucléaire, vers un système énergétique reposant sur l’utilisation d’énergies renouvelables.

Voici la liste des principales énergies renouvelables qui peuvent aujourd’hui être exploitées:

                  • L’énergie solaire,
                  • L’énergie éolienne,
                  • L’énergie géothermique,
                  • L’énergie hydraulique,
                  • L’énergie des marées et des océans,
                  • La biomasse et les déchets organiques.

En termes de durée, il n’est pas rare qu’une transition énergétique dure plusieurs décennies.

De manière à ce que des actions concrètes soient engagées en matière de transition énergétique en France, une loi a été votée le 17 aout 2015. Des axes d’actions prioritaires ont alors été définis parmi lesquels :

                  • La rénovation énergétique des bâtiments,
                  • Les énergies renouvelables,
                  • Les transports,
                  • Les Technologies de l’Information et des Communications Vertes ou encore appelées TIC Vertes.

1.1. La rénovation énergétique des bâtiments

Dans le détail, il apparait aujourd’hui évident que le 1er axe, la rénovation énergétique des bâtiments, constitue un levier puissant d’économies d’énergies, de pouvoir d’achat, mais également de créations d’emplois. Le secteur du bâtiment est donc tout particulièrement impacté par la loi sur la Transition énergétique et se doit de mettre en place aujourd’hui un certain nombre d’actions visant à créer des bâtiments moins consommateurs d’énergie. De manière plus étendue, il s’agit de quartiers entiers qui doivent être conçus différemment ou rénover pour devenir des éco-quartiers, voire des villes intelligentes, appelées SmartCities.

1.2. Les énergies renouvelables

Ensuite, les atouts géographiques de la France, notamment l’étendue de son littoral maritime et la diversité de ses paysages naturels, sont le reflet de sources d’énergies renouvelables qui ont été jusqu’à présent sous exploitées. Les entreprises du secteur de l’énergie, y compris les acteurs historiques, sont de plus en plus concernées par ce sujet et deviennent partie prenante de ce virage des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. On assiste d’ailleurs aujourd’hui à un essor du GreenBusiness et à la naissance de start-up innovantes positionnées sur ce secteur.

1.3. Les transports

S’agissant des transports, de nombreuses initiatives visant à l’éco-mobilité sont aujourd’hui soit étudiées, soit déployées, dans plusieurs villes de France. Les pouvoirs publics ont pris un grand nombre d’initiatives visant à augmenter le nombre de transports en commun dits « propres », tels que des bus électriques ou des véhicules hybrides, mais également des vélos à usage collectif, des voitures électriques à usage collectif et partagé, le co-voiturage sur des trajets domicile - travail, jusqu’à la transformation de nombreuses voies en pistes cyclables.

1.4. Les TIC Vertes

Enfin, les TIC vertes, recouvrent l’ensemble des nouvelles technologies, notamment celles basées sur les données numériques, qui permettent d’optimiser la consommation énergétique d’un lieu, d’un équipement ou d’un processus, sont en plein développement. La transformation digitale qui est en cours actuellement dans tous les secteurs, est un allier de la transition énergétique. En effet, dès lors qu’une nouvelle technologie va permettre de collecter des données sur la consommation énergétique d’un bâtiment par exemple, il sera alors possible d’analyser ces données de manière à optimiser soit le bâtiment lui-même soit l’usage qui en est fait.

2. Comment former ses collaborateurs à la transition énergétique ?

Face à ces obligations réglementaires et à ces nouvelles tendances, les entreprises se doivent de s’adapter et de former leurs collaborateurs à la transition énergétique. Il devient indispensable notamment d’intégrer un Plan de Responsabilité Sociale au plan de développement stratégique de chaque entreprise. Des indicateurs clefs jalonnent ce plan et accompagne une feuille de route détaillée dans laquelle chaque collaborateur est impliqué. Ce plan est très souvent sous la responsabilité du Responsable Développement Durable de l’entreprise, à défaut du Responsable RSE, ou du Responsable HQE.

Il existe déjà un grand nombre de formations sur le sujet du développement durable. Certaines sont développées par des universités et d’autres par des organismes de formation professionnelle. Le choix du type de programmes dépend de deux critères.
Tout d’abord, l’expérience professionnelle acquise par les collaborateurs. Si les collaborateurs qui souhaitent se former justifient d’une expérience professionnelle de plus de 10 ans, il est vivement conseillé de les orienter vers une formation professionnelle en Executive MBA, plutôt que vers une formation universitaire. Le programme de ces formations EMBA correspondra plus précisément à leur expérience et à leur maturité professionnelles. En outre, l’agenda des ces formations professionnelles EMBA, notamment celles qui sont délivrées par l’IFG Paris, s’adapte totalement à l’emploi du temps et aux contraintes personnelles et professionnelles des salariés d’entreprises.
Ensuite, il est extrêmement important de sélectionner un programme qui porte précisément sur le thème de la transition énergétique. Il existe en effet un grand nombre de formations qui adressent les problématiques générales du développement durable et de la RSE, mais qui restent très souvent éloignées des problématiques concrètes et très opérationnelles des entreprises sur le sujet précis de la transition énergétique. En la matière, l’Exécutive MBA MASTREE, « Management Stratégique pour la Transition Énergétique & Écologique », délivré par l’IFG et conçu par l’experte en France sur le sujet de la transition énergétique, le Professeur Sylvie Faucheux, est l’un des programmes de formation les plus opérationnels sur ce sujet en France. Il mobilise les meilleurs experts et des professionnels d’entreprises. Il permet aux participants d’acquérir une parfaite compréhension des enjeux de la transition énergétique et leur fournit les outils pour concevoir et déployer le plan de transition énergétique de leur entreprise.

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Responsable RSE Fonction, Qualités et Diplômes

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1. Fonction du responsable RSE

La fonction d’un Responsable RSE est de concevoir et de déployer la stratégie développement durable de l’entreprise.

Il s’agit d’un processus en 4 étapes qui nécessite d’une part des capacités d’analyse et de synthèse et d’autre part une forte aptitude à collaborer avec tout type de salariés dans l’entreprise.

1.1. Etape 1 : réaliser l’Audit Développement Durable de la société

La première étape de la construction de la stratégie développement durable d’une entreprise est l’étape de l’audit. Au cours de cette étape préliminaire, le Responsable RSE évalue les points forts et les zones de progression de sa société à l’égard des enjeux environnementaux et sociaux. Il collecte notamment les besoins des différents départements de la société (département RH, département Marketing et Communication, DSI, Département Qualité, Sécurité,…) en matière de développement durable, puis il met l’ensemble de ces éléments en perspective avec les obligations réglementaires auxquelles la société est soumise, notamment la loi NRE sur les Nouvelles Réglementations Economiques.

1.2. Etape 2 : définir les objectifs stratégiques DD et RSE de la société

Une fois l’audit réalisé, le Responsable RSE définit des objectifs précis de transition énergétique de l’entreprise en collaboration étroite avec la direction générale. En effet,  de tels objectifs doivent être cohérents avec tous les autres objectifs de la société, notamment les objectifs de rentabilité économique. Ce n’est qu’à cette condition que les stratégies RSE seront efficaces.

Deux types d’objectifs peuvent être définis à ce stade: des objectifs quantitatifs (par exemple : diminution des polluants émis par la société, diminution de la consommation de feuilles de papiers imprimées,…) et des objectifs qualitatifs (par exemple : améliorer l’image de marque de la société en matière de développement durable,…).

Le plus souvent, il conviendra de définir des objectifs sur une période de 12 mois ou 24 mois voire au maximum de 36 mois. Le suivi que le Responsable RSE fera de ces objectifs lui permettra de les réviser et d’adapter la feuille de route.

1.3. Etape 3 : définir les moyens et le budget que la société va mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs stratégiques

Une fois que les objectifs de court, moyen et de long terme ont été définis conjointement par le Responsable RSE et le dirigeant de l’entreprise (ou définis par le Responsable RSE puis soumis à validation auprès du dirigeant de l’entreprise), le Responsable RSE définit alors les moyens que l’entreprise devra mettre en oeuvre pour atteindre ces objectifs. En face de chaque moyen figurent le budget correspondant ainsi que le nom du collaborateur qui aura la responsabilité de déployer ce moyen sous la supervision du Responsable RSE. Les éléments de cette étape 3 sont soumis à la validation de la Direction des Ressources Humaines qui a une vision globale du positionnement des ressources humaines au sein de la société. En outre, le budget de la stratégie RSE doit être visé par le Directeur Administratif et Financier et validé par la Direction Générale afin d’être approuvé.

1.4. Etape 4 : définir les indicateurs clefs de suivis

Enfin, dans une dernière étape, le Responsable RSE définit des indicateurs clefs de suivi. Ces indicateurs quantitatifs lui permettront de mesurer l’efficacité des actions mises en place dans le cadre de cette stratégie RSE. En fonction de ces indicateurs, il pourra décider d’adapter certaines actions.

L’ensemble des éléments de ces 4 étapes successives : (1) l’audit, (2) les objectifs, (3) les moyens et le budget et enfin (4) les indicateurs clefs, sont formalisés par le Responsable RSE dans un document appelé Démarche RSE ou Plan de Stratégie Développement Durable de l’entreprise. Ce plan doit être suivi mensuellement et révisé chaque année au regard des objectifs atteints et du budget consommé.

Ce Plan RSE/démarche RSE doit être partagé avec toutes les parties prenantes impliquées dans les actions RSE. Le Responsable RSE pilote les actions en collaboration avec chaque salarié de l’entreprise visé par un moyen à mettre en oeuvre. 

2. Qualités du Responsable RSE

Les qualités d’un Responsable RSE sont nombreuses.

Tout d’abord, il doit posséder un esprit de synthèse pour réaliser un audit efficace puis pour formaliser sa stratégie dans une démarche RSE qui sera accessible à toutes les parties prenantes. Il devra se montrer rigoureux et méthodique lors de la conception et du suivi de son plan RSE.

Ensuite, il doit être ouvert et capable de comprendre autant les besoins et les contraintes du Directeur Marketing que celle du Directeur de Production, du DRH, du DSI…En outre, il se doit d’être conciliant et diplomate car il collabore avec le Directeur de l’Innovation, ou le Directeur du Développement Durable de la société, qui sont en lien direct avec la Direction Générale.

De plus, il se doit d’être au fait de tout changement de réglementation qui pourrait impacter la rentabilité de la société dans laquelle il travaille. Par conséquent, l’une de ses qualités majeures est de s’intéresser fortement à l’actualité, notamment en matière de développement durable, de réchauffement climatique et de transition énergétique.

Enfin, il doit s’agir d’un collaborateur doté d’un grand sens de l’éthique. Cette qualité lui assurera de maintenir sa motivation et son implication à ce poste.

3. Quel diplôme est nécessaire pour devenir responsable RSE?

Pour devenir Responsable RSE, il est nécessaire de posséder un diplôme de niveau Bac+5, équivalent Master.

Il existe de nombreuses formations universitaires qui permettent de former de jeunes Chefs de Projet en Développement Durable. Certaines écoles d’ingénieurs proposent également des formations spécialisées.

En revanche, pour se positionner sur un poste de Responsable RSE, il est vivement conseillé d’opter pour une formation dExécutive MBA à destination de managers et cadres dirigeants qui justifient déjà d’une expérience professionnelle significative de plusieurs années en entreprise. Les éléments clefs, notamment la construction du plan stratégique RSE et la définition des indicateurs de suivi, sont abordés de manière très opérationnelle, par des experts et des professionnels du secteur. En outre, ce type de formations permettra au futur Responsable RSE de se former tout en continuant à exercer une activité professionnelle en parallèle.

C’est notamment le cas du programme d’EMBA sur le Management Stratégique de la Transition Energétique de l’IFG qui constitue aujourd’hui une référence en matière de formation professionnelle auprès des entreprises et des grands groupes pour former des Responsables RSE. D’ailleurs, ce programme offre l’immense avantage de décrocher à la fois un diplôme EMBA et un diplôme Master II « Responsabilité Sociale et Environnementale, Développement Durable » délivré par l’Université de Haute Alsace.

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Développement Durable Définition, Enjeux et Impacts sur l’Economie et les Entreprises

Développement Durable Définition, Enjeux et Impacts sur l’Economie et les Entreprises

1. Développement durable définition

1.1. L’origine du concept de développement durable

Le développement durable est avant tout une notion, c’est à dire une idée, qui a été rédigée pour la première fois en 1987, dans le Rapport Brundtland, compte-rendu de la première Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement à l’ONU.
De manière simple, le développement durable incarne l’idée selon laquelle les sociétés actuelles doivent vivre et répondre à leurs besoins sans mettre en péril la capacité des futures générations à répondre à leurs propres besoins.
Ce développement dit « durable » est à mettre en perspective, notamment avec le développement dit « économique ». Il s’agit d’une vision plus globale et de plus long terme que le développement strictement économique.

1.2. Les 3 piliers du développement durable

Le développement durable est une notion globale, presqu’universelle, dans la mesure où elle prend en compte les 3 piliers fondamentaux constitutifs des sociétés modernes :
pilier 1 : le pilier de l’économie, au sens de l’efficacité économique.
pilier 2 : le pilier de l’environnement, au sens de la qualité de l’environnement
pilier 3 : le pilier du social, au sens de l’équité sociale.
Adresser une question au regard du développement durable, revient alors à adresser cette même question en prenant en compte à la fois les aspects économiques, les aspects environnementaux et les aspects sociaux relatifs à cette question. En outre, il ne s’agit pas d’aborder chaque dimension de manière indépendante les unes des autres, mais bien de considérer également les inter-dépendances qui peuvent exister entre ces 3 dimensions.
C’est la zone commune entre ces 3 piliers qui permet de construire des solutions de développement qui peuvent être qualifiées de durables.

1.3. Les principes du développement durable

Afin d’initier des actions concrètes en matière de développement durable, 27 principes fondamentaux ont été définis et énoncés à la Conférence de Rio en 1992. Ces principes constituent autant de règles fondamentales, le cas échéant traduites en lois, qui doivent être mises en oeuvre par les sociétés, si elles souhaitent atteindre un développement durable.
Voici 4 principes fondamentaux du développement durable :

Principe de responsabilité

Le principe de responsabilité concerne à la fois chaque individu vivant sur la planète, mais aussi chaque groupe d’individus, collectifs, sociétés, entreprises et états.
C’est notamment sur la base de ce principe que le sous-principe de réparation des dommages causés à l’environnement, appelé plus communément principe du « pollueur - payeur », a vu le jour. Il s’applique à la fois à l’individu, à l’entreprise et à l’état. C’est notamment grâce à ce principe que de nombreux états industrialisés, reconnaissant leur part de responsabilité dans le changement climatique, se sont engagés à réduire leur gaz à effet de serre.

Principe de solidarité

Ce principe de solidarité concerne à la fois une solidarité dans le temps, c’est à dire des générations actuelles vers les futures générations.
Mais il concerne également une solidarité dans l’espace, c’est à dire entre les régions de la planète qui sont les plus riches en terme de PIB vers les régions les plus pauvres.

Principe de participation

Le principe de participation est un principe ambitieux qui nécessite une organisation politique de répartition des pouvoirs appropriée. Le principe de participation repose sur le fait d’intégrer chaque partie prenante à tous les niveaux d’un processus de prise de décision. Cela pré-suppose un principe de communication transparente entre les parties.

Principe de précaution

Enseignée dans les filières scientifiques, les écoles d’ingénieurs et les formations EMBA à destination des cadres d’entreprises, dès le début des années 2000, le principe de précaution met en exergue l’importance de la préservation de l’environnement. Notamment, l’absence de certitude scientifique sur des effets dommageables et irréversibles à court, moyen et long terme ne doit pas empêcher l’adoption de mesures de protection de l’environnement quel qu’en soit le coût.

2. Les impacts du développement durable sur l’économie

Sur la base des principes du développement durable, un nombre croissant d’initiatives ont vu le jour au cours des 15 dernières années qui ont fortement modifié et continuent de modifier l’écosystème économique.
Progressivement, les consommateurs ont pris conscience de l’impact et de l’importance de leurs actions individuelles et sont devenus éco-responsables. De nouveaux types d’économies sont alors apparues : l’économie sociale et solidaire et l’économie circulaire.
Sous l’effet d’une part, de ces nouvelles tendances de consommation et d’autre part des nouvelles normes sociales et environnementales, les acteurs publics et les entreprises ont initié des changements forts. C’est ainsi par exemple que l’on a vu l’émergence des éco-quartiers, des smart-cities, des innovations responsables et aujourd’hui de la filière du Greenbusiness. Autant de faits qui attestent qu’une transition énergétique est bien en marche dans de nombreux pays dont la France.

3. Les impacts du développement durable sur les entreprises

Dans ce nouveau contexte économique, les acteurs privés que sont les entreprises jouent un rôle essentiel. Soumises à de nouvelles contraintes législatives, elles doivent adapter leur stratégie de développement économique et leurs objectifs de rentabilité en prenant en considération également les facteurs sociaux et environnementaux.
C’est pourquoi il est devenu incontournable pour chaque entreprise d’intégrer des collaborateurs formés au développement durable ou de former des collaborateurs désireux d’exercer des responsabilités dans ce domaine. De nouveaux postes de responsables sont d’ailleurs apparus au cours des dernières années, tels que Responsable Développement Durable (DD), Responsable RSE, ou encore Responsable HQE. Les périmètres de ces collaborateurs grandissent progressivement et sont aujourd’hui devenus un point clef du développement des entreprises.
C’est la raison pour laquelle l’IFG Executive Education, organisme de formation professionnelle pour les cadres depuis plus de 30 ans, a conçu un programme EMBA dédié au développement durable et la transition énergétique. Ce programme à la pédagogie unique, a déjà permis de former un grand nombre de managers et de cadres dirigeants qui utilisent à présent le développement durable comme une source d’opportunités pour leurs entreprises.

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